Entre mars et octobre 2009, les abords de l’église Saint-Wendelin changent profondément de visage. Un reportage de quarante-cinq photographies conservé sur le fonds photographique local permet de suivre le chantier depuis les premiers terrassements jusqu’au jardin achevé. C’est une rare chronique visuelle de la fabrication d’un lieu aujourd’hui familier.
Le 11 mars, la terre est encore ouverte au pied des bâtiments. Les ouvriers tracent les circulations, montent des murets et préparent les différents niveaux du terrain. Quelques jours plus tard, les formes deviennent lisibles : les accès se dessinent, les soutènements entourent l’église et les espaces destinés aux plantations apparaissent. En avril, les pavés et les pierres structurent déjà un parcours qui relie l’église, la mairie et le cœur du village.
Les photographies du 16 juin montrent une étape presque achevée. Le long du mur de l’église, les anciens monuments de pierre ont trouvé leur place dans un cheminement paysager. Un bassin minéral, composé de galets et de blocs arrondis, introduit l’eau et la végétation au milieu des circulations. Plus loin, un espace de recueillement se dessine contre le mur. Les vues d’octobre révèlent enfin un ensemble stabilisé, où les murets, les chemins et les plantations forment le jardin Saint-Wendelin.
Le bulletin communal de 2010 replace ce chantier dans l’effort d’aménagement du centre de Diebling. Les travaux du centre du village « autour de l’église » réalisés en 2009 y sont chiffrés à 395 795 euros. Une autre ligne, distincte, mentionne 30 600 euros de travaux sur l’église elle-même : réfection des marches, gouttières, remplacement de la chaudière et interventions diverses. Le projet ne concernait donc pas seulement l’embellissement : il associait les circulations, l’accès aux bâtiments et la conservation de plusieurs éléments de mémoire.
À travers ces images, le jardin Saint-Wendelin apparaît non comme un décor posé d’un seul geste, mais comme le résultat d’un chantier patient. Les photographies gardent la trace des étapes qui disparaissent une fois les travaux terminés : les lignes au sol, les pierres en attente, les premiers pavés et les jeunes plantations. Elles complètent ainsi l’histoire plus ancienne de l’église par un chapitre contemporain, celui de son inscription renouvelée dans le centre du village.

