Après le retour des évacués à l’automne 1940, Diebling ne fut pas seulement occupé : le village fut annexé de fait à l’Allemagne nazie. Il prit le nom de Dieblingen et fut intégré au Kreis Saargemünd puis à la Westmark. Les prénoms de l’état civil furent germanisés, l’allemand devint la seule langue administrative et scolaire, et le port du béret fut interdit.
Le maire élu fut remplacé par un responsable désigné. Adolphe Flauder exerça la fonction d’Ortsgruppenleiter pour le groupement de Diebling, Metzing, Tenteling et Ebring. La gendarmerie allemande patrouillait quotidiennement. Les sœurs enseignantes furent privées d’enseignement, bien que tolérées dans le village après la fermeture de leur couvent.
Les autorités projetèrent de transformer le centre ou la place de la Lenn en une grande « Adolf-Hitler-Platz ». Les maisons Legrand, Hasdenteufel et Siebert, détruites pendant les combats de 1939-1940, ne furent pas immédiatement reconstruites. Une ferme modèle ou Erbhof fut aussi construite rue du Jardin des Tuileries dans un style inspiré des fermes souabes, avec l’idée d’y installer un colon allemand.
