En 1686, un important travail d’arpentage, d’abornement et de redistribution des terres et forêts fut entrepris sur le ban de Diebling. Il concernait les possessions de Valrad, comte sauvage de Dhaun et de Puttelange, et celles de Nicolas Jacquemin, baron et propriétaire. Un litige existait notamment au Buschwald, où les parts des différents propriétaires devaient être précisées.
La mission fut confiée à Jean-Pierre Kipper, géomètre originaire de Metzing. Son travail aboutit à l’établissement d’un terrier, c’est-à-dire un document décrivant les terres, prés, forêts, enclos et jardins ainsi que les droits et répartitions correspondants. L’arpentage fut réalisé avant l’adoption du système métrique. Jean-Pierre Kipper utilisa les mesures lorraines de son époque. Le pied lorrain mesurait approximativement 0,32 mètre. Dix pieds formaient une verge et 250 verges formaient un jour pour les terres arables. Pour les prés, 128 verges carrées formaient une fauchée. Pour les forêts, 100 perches carrées constituaient un arpent. Ces unités locales expliquent en partie la difficulté actuelle d’interprétation du terrier.
La conclusion du géomètre présentait le document comme un travail destiné à servir durablement à la communauté. Kipper ne se contenta pas de mesurer : son intervention contribua aussi à régler des conflits de limites. Dès 1720, son travail fut utilisé pour résoudre plusieurs litiges entre Diebling et les communes voisines. Les secteurs cités sont le Dachshübelwald entre Diebling et Metzing, le Schackmannswald entre Diebling et Guebenhouse, le Weidlück vers Loupershouse et le Miesbusch vers Ebring.
Le terrier de 1686 constitue donc une source essentielle pour comprendre l’ancien découpage du ban, la propriété seigneuriale, les forêts communales, les unités de mesure et les limites avec les villages voisins. Il devrait être relié aux fiches de Jean-Pierre Kipper, Valrad de Dhaun et de Puttelange, Nicolas Jacquemin, Buschwald, Dachshübelwald, Schackmannswald, Weidlück, Miesbusch, Metzing, Guebenhouse, Loupershouse et Ebring.
Une future vérification directe du terrier conservé en mairie permettrait de confirmer les graphies, les mesures, les signatures et les limites exactes.
