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Les Malgré-nous de Diebling et le camp de Tambov

Soixante-douze hommes de Diebling furent appelés sous les drapeaux allemands après les décrets d’incorporation de 1942. Une partie réussit à fuir ou à se cacher ; une quinzaine partit « malgré elle » rejoindre les unités allemandes, généralement envoyées sur le front de l’Est.

Sept ne revinrent pas. La famille Fischer perdit trois fils, Louis, Adrien et Aloyse. Alfred Guerber, Joseph Nutz, Camille Nutz et André Philipp moururent également en Union soviétique, en Pologne ou dans les Balkans. Émile Bour, né à Nousseviller mais habitant Diebling, perdit un bras.

Joseph et Camille Nutz désertèrent mais furent capturés par les Soviétiques alors qu’ils portaient l’uniforme allemand. Malgré leurs déclarations d’identité française, ils furent considérés avec suspicion et internés au camp de Tambov, à environ 450 kilomètres au sud-est de Moscou. Les prisonniers y subirent marche forcée, froid, faim, maladies et conditions sanitaires effroyables dans des abris de rondins.

Trente-deux autres jeunes de Diebling auraient choisi une stratégie intermédiaire : rejoindre leur unité puis profiter d’une permission pour se cacher au village ou en forêt, dans des greniers, granges, réduits ou abris creusés. Jean Bour fut découvert lors d’une fouille systématique, déporté puis fusillé en cours de route.

Informations patrimoniales

Date ou période
Date inconnue
Commune
Diebling

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