De la Révolution à la chute de l’Empire, Diebling fut soumis à de lourdes réquisitions militaires. En 1793, lorsque la Patrie fut déclarée en danger, quarante hommes âgés de 16 à 45 ans furent enrôlés pour « marcher à l’ennemi ». Le village dut fournir grains, fourrage, paille, animaux et moyens de transport aux garnisons et armées de la région.
Le 24 brumaire an II, Jean Bour de Diebling fut réquisitionné pour conduire du foin au comptoir de Sarralbe. Le 1er nivôse an III, les commissaires Nicolas Worms et Nicolas Sadler exigèrent la livraison de grains, de fourrage et de vingt sacs d’avoine à l’armée de la Moselle. Devant le retard de la commune, des agents contrôlèrent les réserves maison par maison le 17 nivôse.
La conscription par tirage au sort, instaurée en 1802 pour les jeunes hommes de vingt ans, imposait cinq années de service à ceux qui tiraient un mauvais numéro. Deux habitants sont cités comme morts pendant les campagnes napoléoniennes : Jean Klock en 1812 et Jean Bour, soldat au 6e régiment de dragons, en Russie en 1813. Le gendarme Jean Kipper fut tué en 1821 à Villarreal, en Espagne, dans l’armée d’occupation. Plusieurs anciens soldats invalides ou demi-solde revinrent au village, dont Mathias Allard, Antoine Bour, Christophe Bour, Nicolas Gille et Antoine Kaas.
Après les défaites de Napoléon, un escadron de cosaques ukrainiens resta vingt-trois jours à Diebling en 1814, nourri et logé chez l’habitant. En 1816, le maire Nicolas Bour décrivit une population tellement appauvrie par les événements de 1814-1815 qu’il demanda une coupe forestière extraordinaire pour soulager la misère.
